Marin : comment investir dans la finance bleue ?

Quelle est la plus-value d’inclure la finance bleue dans sa stratégie d’épargne quand on est marin, quels secteurs sont les plus porteurs, comment construire votre portefeuille d’actions ? On vous dévoile notre stratégie !

Pourquoi inclure la finance bleue dans sa stratégie d’épargne ?

PL’un des principaux conseils à respecter lorsque l’on souhaite mettre en œuvre une stratégie d’investissement efficace, rappelé par la plupart des grands de ce métier, est d’investir dans un secteur que l’on connait et que l’on comprend.

Pourquoi parier son capital et son patrimoine sur des placements financiers hautement spéculatifs et au risque démesuré (tels les cryptomonnaies, les NFT ou encore plus récemment les DAO), alors que l’économie maritime, domaine qui anime votre quotidien en tant que professionnel de la mer, représente une opportunité concrète pour s’assurer un rendement pérenne de long terme et au risque maîtrisé ? Présentée de cette façon, l’économie maritime semble beaucoup moins sexy que le dernier placement boursier à la mode. Et pourtant !

Selon l’OCDE, les activités maritimes pourraient peser 3.000 milliards de dollars dans l’économie mondiale en 2030, soit deux fois plus qu’en 2010 ! La mer, qui recouvre plus de 70% de la surface de la planète, représente le premier vecteur de transport mondial avec 90% des échanges de marchandises réalisés par voie maritime. Elle représente également un gisement de ressources nutritives à l’échelle de la planète et une source d’emploi direct pour près de 40 millions de personnes d’ici 2030. La protection de nos océans et le renforcement des politiques de développement durable jouent par ailleurs un rôle crucial dans l’essor d’une véritable révolution technologique qui touche tous les secteurs du maritime.

Cette dynamique globale démontre un gage de confiance dans l’avenir en pleine expansion du secteur de l’économie bleue et représente une opportunité certaine pour les investisseurs qui souhaitent profiter de placements durables, éthiques et générateurs de profits dans le temps long.

Le développement durable maritime, un secteur économique d’avenir en plein essor

Le développement durable dans le domaine maritime représente un facteur de croissance économique majeur. Face aux nouveaux records du réchauffement climatique planétaire, le secteur du transport maritime, qui génère un niveau d’émission de CO2 en constante augmentation alors que le fret commercial et le transport de passager devraient tripler d’ici 2050, a dû enclencher un virage technologique pour atteindre les objectifs imposés par la réglementation internationale.
La transition vers la décarbonation des navires s’appuie principalement sur le développement de technologies de rupture dans le domaine de la propulsion capables de fonctionner avec des carburants alternatifs décarbonés ou bas-carbone (GNL, hydrogène…), technologies pour lesquelles la France dispose d’un savoir-faire. Au-delà des grands armateurs, tel CMA-CGM, et ingénieurs, tel GTT, engagés dans cette transition écologique et qui disposent de fortes capacités en R&D, le tissu des start-ups françaises a également démontré son potentiel, tel Ayro dans le domaine de la propulsion vélique, FinX pour la propulsion biomimétique ou encore Lhyffe dans le domaine de la production d’hydrogène « vert » à partir d’eau de mer et d’électricité éolienne, pour ne citer qu’elles.

Et cette transition bas-carbone du transport maritime ne pourra se faire qu’avec son corollaire, le verdissement des ports au travers notamment de la mise en place d’infrastructures dédiées tels les systèmes d’électrification des quais ou encore la mise en place de capacités de production et de stockage d’hydrogène et de GNL.

L’énergie générée par les forces et ressources du milieu marin, aujourd’hui sous-exploitée, représente également un enjeu crucial dans le domaine du développement durable. A ce titre, les énergies marines renouvelables, qui ne représentent à ce jour que 1% de la production mondiale de l’électricité renouvelable, sont également partie intégrante des secteurs économiques d’avenir. On retrouve dans cette catégorie l’énergie éolienne offshore posée et flottante qui devrait attirer 160 milliards de dollars d’investissement sur le continent selon la Banque mondiale.

On trouve également des secteurs considérés de niche comme les énergies hydrolienne (qui provient des courants marins), houlomotrice (qui provient des vagues) et marémotrice (qui provient de la mer) représentées en France par des entreprises novatrices telles que Hace ou Eel Energy.

Le traitement des eaux usées et celui des déchets dans son ensemble représentent également un secteur primordial pour répondre aux enjeux du développement durable mais également un secteur en plein essor porteur de nouvelles technologies de pointe. A coté des grands du secteur en France tels Suez, Veolia, ou BWT on trouve également des PME telles que Aqua Corp ou Acqua.ecologie.

Comment construire votre portefeuille d’actions ?

Vous êtes convaincu que l’économie bleue représente un secteur d’avenir en pleine expansion et vous visualisez désormais les secteurs d’intérêt pour construire ou consolider votre stratégie d’épargne ? Félicitations, vous avez fait le premier pas dans la finance bleue ! Quelle est la prochaine étape ? Construire votre portefeuille.

L’objectif ne sera pas ici de vous faire un cours détaillé d’analyse technique ou fondamentale en finance pour vous permettre de sélectionner les meilleures valeurs mais de vous donner quelques conseils pour vous aiguiller dans la bonne direction. Car la finance bleue est certes une opportunité d’investissement très pertinente, surtout quand l’on est marin, mais elle reste soumise, comme tout investissement, à un risque de perte en capital dès lors qu’on maîtrise mal ses placements.

Quelle est notre stratégie chez Fromveur ?

  • L’EFR (Effet final recherché): Un rendement de qualité, pérenne avec un risque maîtrisé

On ne recherche pas ici à casser les records des meilleurs traders en termes de rendement, car cela impliquerait un niveau de risque bien trop élevé. Pour autant, on cherche tout de même à faire mieux qu’un livret d’épargne classique – qui ne vous rapporte pour ainsi dire rien étant donnée l’inflation – tout en maîtrisant son exposition au risque. Nos objectifs de performance visent ainsi à surpasser un indice de référence. Nous avons choisi de sélectionner l’indice Eurostoxx 600 qui suit les 600 plus grandes capitalisations boursières européennes et affiche une performance annuelle moyenne d’environ 8%.

  • La base : la diversification, la diversification, la diversification !

On ne le rappellera jamais assez, une stratégie d’investissement doit se construire sur le principe de la diversification. Il serait bien dommage de miser toute votre épargne sur des cryptomonnaies pour la voir disparaitre après un tweet d’Elon Musk, ou même de tout miser sur un projet d’investissement locatif à Mourmelon Saint Honorine parce que votre beau-frère vous a dit que ça allait décoller.

L’investissement boursier, comme n’importe quel investissement, doit être réfléchi au sein d’une stratégie globale patrimoniale et doit respecter des critères de diversification. Chez Fromveur, notre portefeuille est ainsi composé :

– D’actions d’entreprises de l’économie maritime cotées en bourse, notamment des PME européennes offrant une technologie de rupture et respectant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), réparties en différents secteurs d’avenir tels que présentés précédemment : énergie, infrastructure, transport, dépollution etc ;

– Des ETF, également appelés trackers, qui répliquent des indices composant le Stoxx 600 afin d’exposer le portefeuille aux secteurs les plus prospères et les régions du monde les plus dynamiques ;
– Des ETF obligataires indexés à l’inflation, valeurs stables pour faire face à l’imprévisibilité des marchés financiers.

 

  • La technique : maîtrisez les fondamentaux

Il vous paraitrait impensable d’acheter un bien immobilier sans avoir vérifier que les fondations ne sont pas en train de s’écrouler ? La logique est la même pour un investissement boursier. On ne choisit pas une valeur car elle est à la mode et que vous craignez de passer à côté, ou parce que vous avez un « très bon feeling » ou parce que vous avez vu un article sur le prochain cataclysme boursier qui annonce qu’il faut impérativement mettre tout votre argent sur des « valeurs refuges ».
Identifier les valeurs qui composeront votre portefeuille nécessite un travail sur les fondamentaux de ces entreprises : vérifier qu’elles ne sont pas surendettées, que le prix de leurs actions n’est pas surévalué, identifier leur stratégie de croissance, leur performance et rentabilité, leur structure financière, leurs avantages concurrentiels, le montant du dividende, leur positionnement vis-à-vis des autres entreprises du secteur, analyser les concurrents directs et leurs parts de marché, etc. Concernant les ETF indiciels corrélés au Stoxx 600, il s’agira d’avantage d’analyser les fondamentaux du secteur de manière générale.
Une fois les valeurs sélectionnées sur la base de leurs fondamentaux, une analyste technique complémentaire sera nécessaire pour identifier le meilleur moment pour placer les valeurs dans son portefeuille, mais également dans la durée pour déterminer le meilleur moment pour les sortir et éventuellement les remplacer par d’autres valeurs.
Dernier élément important : ne pas paniquer dans les périodes de crise et rester stable sur ses appuis.

  • Et quand on est tenté par la finance bleue mais qu’on n’a pas le temps de gérer tout ça ?

 

C’est bien beau de vous dévoiler notre stratégie mais vous avez bien d’autres choses à faire que de chercher des valeurs boursières dans lesquelles investir, scruter les ratios boursiers et les indicateurs techniques ? On vous comprend et on est là pour vous accompagner pas à pas, quelle que soit votre situation personnelle, professionnelle, familiale et financière.

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