Comment investir son épargne ?

PEA, livret A, assurance-vie : outils d’une stratégie globale d’investissement

La situation patrimoniale des français et leur stratégie d’épargne ont largement été impactés par la pandémie mondiale depuis 2020. La précarité induite par la crise économique globale, et le reflux de la consommation en périodes de confinement ont poussé les ménages à une épargne forcée.

Selon les chiffres de la Banque de France, les ménages français ont accumulé un montant massif de 205,2 milliards d’euros d’épargne financière sur l’année 2020, en nette augmentation par rapport aux années précédentes (129,7 milliards en 2019, 102,2 milliards en 2018). Une part majeure de cette épargne à hauteur de 95,8 milliards d’euros a été placée sur les comptes courants des ménages. En tout, fin 2020, ceux sont 705 milliards d’euros qui végétaient sur les comptes courants ou étaient stockés en liquide par les ménages français et qui ne leurs rapportaient rien. Pire, du fait de l’inflation à hauteur de 1,4% en mai sur un an (chiffres de l’INSEE), l’épargnant qui stocke ses deniers sur des placements non rémunérateurs perd de l’argent car l’argent placé il y a un an vaut moins qu’aujourd’hui.

Ainsi, alors que la sortie de crise sanitaire se dessine et que l’activité économique tend vers une reprise forte, quelle stratégie adoptée pour son épargne ? Comment équilibrer judicieusement ses placements financiers pour respecter à la fois des critères de rémunération stable, de diversification, de liquidité, de fiscalité avantageuse et de maîtrise des risques ? On vous explique tout.

Les livrets d’épargne : faut-il garder son livret A ?

Les ménages français démontrent une appétence très marquée pour les livrets d’épargne, tels que le livret A ou le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), placements sans risque privilégiés en période de crise. En 2020, les livrets d’épargne ont bénéficié d’une augmentation des placements par les ménages à hauteur de 66,8 milliards d’euros en 2020 (40,2 milliards en 2019) avec un encours total sur le livret A et le LDDS à 450 milliards fin 2020. La tendance se poursuit en 2021 puisque sur les quatre premiers mois de l’année, la Caisse des Dépôts indique un montant cumulé d’épargne sur les livrets A et sur les LDDS à hauteur de 18,4 milliards d’euros.

Quelles sont les caractéristiques du livret A ?

Le livret A est un compte d’épargne réglementé par l’Etat et qui peut être ouvert par tout français, majeur ou mineur. Ce compte est sans aucun frais et il est rémunéré. L’Etat fixe son taux d’intérêt annuel qui est de 0,5% depuis le 1er février 2020. Les intérêts réalisés sur l’épargne du livret A sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. C’est un produit d’épargne liquide puisque les fonds sont accessibles à tout moment. La seule condition est le montant minimal de retrait fixé à 10 euros (1,5 euros pour un livret ouvert à la Banque postale). Le plafond du livret A est réglementé à 22 950 € (76 500 € pour une association) hors capitalisation des intérêts générés par le livret.

A titre de comparaison, le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) repose sur les mêmes caractéristiques et conditions que le livret A, et son taux d’intérêt est également de 0,5%. La seule différence est que son plafond est fixé à 12 000 € et qu’il n’y a pas de minimum de retrait. Le LDDS est ainsi généralement utilisé comme complément au livret A pour épargner davantage de capital.

Il est important de noter que le taux réel de rémunération de ces livrets est inférieur à 0,5% une fois l’inflation déduite. En effet, avec un indice provisoire des prix à la consommation de 1,5% sur le mois de juin 2021 (publication des chiffres officiels le 13 juillet), le taux de rémunération réel est de – 1%.

Faut-il craindre une nouvelle baisse du rendement réel du livret A dans le cadre des projections d’augmentation de la hausse des prix ? La Banque de France estime, dans ces dernières projections macroéconomiques de juin 2021, que l’inflation devrait atteindre en moyenne 1,5% en 2021 avec toutefois des mouvements infra-annuels entre 0,8 et 2,1%. Le taux devrait être soutenu mais contenu entre 2021 et 2022 tandis que les projections envisagent un taux à 1,2% en 2023 ce qui devrait donc, à termes, redonner du pouvoir d’achat aux ménages épargnant sur le livret A.

Bien que la rémunération des livrets d’épargne tels que le livret A ou le LDDS soit assez faible, ces dispositifs restent une valeur sure et liquide. Ainsi, il sera toujours plus judicieux de placer son capital sur un livret d’épargne rémunérateur que de le laisser sur son compte courant.

Qu’en est-il de l’assurance vie ?

L’assurance vie représente le premier produit d’épargne privilégié par les ménages français avec un encours à hauteur de 1827 milliards d’euros fin mai 2021. Entre janvier et mai 2021, la collecte nette en assurance vie dépasse chaque mois le milliard (ce qui n’était pas arrivé depuis 2019) et s’élève en cumulé sur 5 mois à 7,6 milliards d’euros (chiffres de la Fédération Française de l’Assurance).

L’attrait pour l’assurance-vie repose sur plusieurs caractéristiques. Produit d’épargne de long terme, elle permet de développer son capital, de constituer une rente viagère pour la retraite, et se révèle avant tout un dispositif d’intérêt en termes d’avantages successoraux. En effet, l’épargnant peut transmettre jusqu’à 152 500 euros sans droits de succession par bénéficiaire (en cas de versements avant ses 70 ans). Par ailleurs, l’assurance vie n’est pas plafonnée et c’est un produit liquide, les rachats (partiel ou total) permettant de disposer de son capital à tout moment. Elle peut se révéler plus rémunératrice qu’un livret d’épargne, notamment en cas de placements sur des produits de bourse, plus risqués que les fonds euros. L’assurance vie dispose également d’avantages fiscaux avec une réduction du prélèvement fiscal de 12,8% à 7,5% après 8 ans de détention auxquels s’ajoutent les 17,2% de prélèvements sociaux.

Toutefois, l’assurance vie présente également des inconvénients non négligeables pour l’investisseur particulier qui souhaite dynamiser son épargne. Ce produit présente des frais de gestion de l’assureur à prendre compte, qui peuvent se révéler d’autant plus importants en cas de gestion pilotée. Les actifs disponibles sont limités par rapport à d’autres dispositifs d’épargne et l’arbitrage des positions est lent (J+1 voire J+2 selon les contrats) ce qui entraine un manque de réactivité certain. De plus, bien que l’assurance vie présente des avantages fiscaux, il est nécessaire d’attendre 8 ans pour en voir les bénéfices.

Enfin, pour l’épargnant qui souhaite sécuriser son capital sur des fonds euros, les projections ne sont pas au beau fixe. Une baisse de rendement moyen des fonds euros est à noter passant de 1,5% en 2019 à 1,3% en 2020 (chiffres de la Fédération Française de l’Assurance) soit 1,13% cotisations sociales déduites et un rendement réel en 2020 équivalent donc à 0,63% (l’inflation moyenne de 2020 étant à 0,5%). Ce rendement moyen reste actuellement supérieur au rendement réel du livret A. Toutefois, la base des fonds en euros est constituée des obligations d’Etat et les taux d’intérêt obligataire très bas devraient entrainer une poursuite de la baisse du rendement moyen des fonds en euros.

Le PEA : un produit d’épargne d’intérêt trop vite écarté

Le Plan Epargne en Actions (PEA) représente un outil complémentaire pour l’investisseur particulier qui souhaite dynamiser son épargne tout en respectant des critères de stabilité, de diversification, de liquidité, d’avantages fiscaux et de risque maîtrisé. Un article dédié vous explicite en détails ce dispositif d’épargne.

Quelles sont les différences de ce dispositif avec un livret A ou une assurance vie ? Quels sont ses avantages et inconvénients ? comment l’utiliser pour renforcer votre stratégie d’investissement ?

Le PEA permet à l’investisseur particulier de se constituer un portefeuille d’actifs d’entreprises françaises et européennes côtés en bourse. Son fonctionnement est simple. Il se compose d’un compte en espèce alimenté par le détenteur et d’un compte titre pour réaliser ses transactions. Ce produit d’épargne est éligible à toute personne majeure domiciliée en France. Il est plafonné à 150 000 € de versements (hors capitalisation des gains générés). C’est également un produit liquide car l’épargnant peut récupérer ses fonds à tout moment. En termes d’avantages fiscaux, à compter de 5 années de détention du PEA, la plus-value et les dividendes réalisées ne sont pas imposables et sont soumises uniquement aux prélèvements sociaux. Le rendement du PEA est fonction de la stratégie d’investissement adoptée.

Les avantages principaux du PEA en comparaison des autres dispositifs présentés en amont sont multiples. Le PEA dispose d’un plafond bien supérieur à celui du livret A. Sa fiscalité est plus intéressante que celle de l’assurance-vie. Par ailleurs, en tant que produit d’investissement boursier, son rendement peut se révéler bien plus attractif que celui du livret A ou de placements en fonds euros sur une assurance-vie, en cas de stratégie de risque maîtrisée. Le panel d’actifs éligibles au PEA est bien plus développé que celui d’une assurance-vie que ce soit sur les actions (non éligibles à l’assurance-vie) ou les OPCVM. De plus, la réactivité des transactions sur PEA est sans commune mesure avec celle d’une assurance-vie.

En termes d’inconvénients, l’ouverture d’un PEA nécessite au préalable de réaliser un benchmark des différents courtiers par lequel l’épargnant choisira de passer ses ordres. Il s’agira d’identifier celui qui présente l’offre la plus en adéquation avec ses objectifs d’investissement et appliquant des frais compétitifs. La constitution du portefeuille d’actifs du PEA peut également se révéler complexe pour l’investisseur non aguerri. Nous rappelons à nouveau que les placements boursiers sur PEA, au même titre que les placements en unités de compte sur assurance-vie, restent soumis à un risque de perte en capital. Ses inconvénients peuvent vite décourager l’investisseur particulier qui s’intéresse à la diversification de ses produits d’épargne.

Tel que vous avez pu le constater dans cet article, chaque produit d’épargne présente des avantages et inconvénients. Plutôt que de les opposer les uns aux autres, Fromveur fait le choix d’une stratégie de complémentarité permettant de tirer le meilleur de chacun.

Le choix de Fromveur

Avant même de s’intéresser aux produits d’épargne, une étude patrimoniale est indispensable pour s’assurer de respecter une allocation de capital intelligente et pérenne sur ces produits. En tant que société de Conseil en investissements financier enregistrée à l’ORIAS et agréée par l’Autorité des Marchés Financiers, Fromveur dispose des compétences nécessaires pour réaliser cette étude à votre profit. L’analyse de votre situation familiale, financière et fiscale ainsi que de vos besoins, vos objectifs et votre aversion au risque nous permettra d’identifier les meilleures solutions pour optimiser votre situation patrimoniale.

Spécialisés dans le conseil relatif au PEA, nous avons l’expertise nécessaire sur l’ensemble des produits d’investissement financier. A ce titre, nous ne négligeons aucun produit d’investissement et recherchons la complémentarité afin d’assurer à nos clients la solution la plus adaptée à leur profil. Les objectifs de rendement sur le long terme, de stabilité, de maîtrise des risques et de compétitivité en termes de frais sont au cœur de notre stratégie.

Le choix de la complémentarité permet ainsi à l’investisseur particulier de profiter des avantages de différents produits d’épargne. A ce titre, nous préconisons une répartition intelligente de l’allocation de votre capital, sur la base de votre étude patrimoniale, de manière à trouver un équilibre sain entre rendement et risque. Tandis qu’une partie de votre patrimoine pourra sereinement être sécurisée sur un livret d’épargne à taux d’intérêt faible mais garanti, tel le livret A, une autre partie pourra être placée en bourse via PEA, avec un risque maîtrisé, sur des actifs au rendement performant sur le temps long. Notre stratégie repose sur une sélection fine de fonds répartis entre gestion active et passive et respectant des critères de diversification géographique, sectorielle et thématique. Ainsi, la complémentarité et la diversification, en tirant partie des meilleurs atouts des produits d’épargne, sont, selon notre expertise, les clés d’une stratégie globale d’investissement gagnante.

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Fromveur vous appuie dans toutes vos démarches d’ouverture de PEA et vous apporte l’expertise nécessaire à la sélection du courtier le plus compétitif et adapté à votre profil, et construit pour vous votre portefeuille d’actifs respectant vos critères d’investissement. Société de conseil indépendante, sans lien commercial avec les banques et courtiers, nous vous assurons une transparence dans notre analyse et notre offre.

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